La première guerre mondiale bouleverse ce bel équilibre et dès les années 1920 le déficit et les difficultés financières s'installent. En 1933 le réseau est mis sous séquestre, mais deux ans plus tard commence la modernisation : des autorails remplacent les trains à vapeur. Le second conflit mondial apporte alors son lot de perturbations, de restrictions, d'actes de résistance et aussi de destructions. La ligne Nice - Meyrargues, dont plusieurs viaducs sont détruits, ne s'en remettra pas et fermera définitivement en 1949.
Le « Train des Pignes » se réduit donc à l'axe Nice - Digne, dont le rôle touristique va s'accroître, tandis que le développement de la banlieue niçoise dans la basse vallée du Var procure un trafic suburbain important. L'existence de la ligne a été menacé bien des fois par la mauvaise volonté des politiciens, le manque d'investissements ou les crues du Var. Mais son rôle économique est enfin reconnu par tous, et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui a repris sa gestion en 2007, va enfin lancer un ambitieux programme de modernisation.
José BANAUDO